En 2025, les troubles psychiques représentent la première cause d’arrêt maladie chez les actifs de moins de 40 ans en France. Le taux de consultations pour anxiété et dépression a augmenté de 18 % en douze mois, selon les dernières données de l’Assurance maladie. Près d’un quart des 18-25 ans déclarent consommer régulièrement des substances psychoactives pour gérer leur stress, une tendance inédite depuis vingt ans. Les indicateurs de bien-être au travail stagnent, tandis que les dispositifs de prévention peinent à enrayer la progression des addictions et des symptômes anxiodépressifs.
Où en est la santé mentale en France en 2025 ? Les chiffres clés à connaître
Impossible de l’ignorer : la santé mentale nationale traverse une période de bascule. Les statistiques santé mentale 2025 confirment une hausse nette des troubles psychiques dans tous les pans de la société. D’après les derniers relevés, près de 22 % des adultes présentent des symptômes dépressifs d’intensité modérée à sévère. Ce niveau n’avait jamais été franchi depuis le lancement des baromètres officiels.
Face à l’ampleur des problèmes de santé mentale, la prise de conscience s’accélère. Les demandes de rendez-vous explosent chez les professionnels : +18 % chez les généralistes, +25 % chez les psychologues en un an. Côté hôpitaux, les services spécialisés saturent sans pause.
Voici quelques chiffres qui illustrent ce constat :
- Le nombre d’arrêts maladie liés à une santé mentale dégradée a bondi de 15 % parmi les actifs de moins de 40 ans.
- 16 % des Français déclarent avoir déjà renoncé à des soins pour des raisons de budget ou de peur d’être stigmatisés.
- Les troubles anxieux touchent désormais un adulte sur cinq.
Cette spirale, révélée par les tendances santé mentale, s’accompagne d’une montée des addictions et d’un repli social marqué. Accès aux soins, prévention, lutte contre la stigmatisation : ces fronts reviennent au centre des discussions publiques. Une société entière se retrouve face à une pression psychique inédite, marquée par l’incertitude, les crises et l’isolement qui gagne du terrain.
Jeunes, actifs, seniors : quels publics sont les plus concernés par les troubles psychiques et les addictions ?
La fragilité psychique ne choisit plus l’âge. Les jeunes sont en première ligne. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 31 % des 18-24 ans évoquent des symptômes anxieux ou dépressifs. Précarité, isolement, avenir flou : autant de poids qui pèsent sur leur équilibre. Chez les collégiens et lycéens aussi, la tendance est à la hausse, avec plus de consultations pour idées noires ou comportements à risque.
Les actifs subissent, de leur côté, une nette dégradation de la santé mentale au travail. Surcharge, perte de sens, pression hiérarchique : les salariés doivent composer avec de nouveaux risques psychosociaux. Dans les services, 28 % signalent des troubles du sommeil, 14 % des formes d’addiction, souvent en lien avec les anxiolytiques ou l’alcool. Les organisations fragmentées, les objectifs flous ou démesurés, tout cela fragilise encore davantage les salariés.
Certains groupes apparaissent plus exposés :
- Les jeunes adultes : vulnérabilité accrue, usage intensif des réseaux sociaux et recours à diverses substances.
- Les seniors : solitude, deuil, maladies longues, autant de leviers qui aggravent les troubles psychiques.
Les addictions ne font plus de distinction d’âge ni de statut. Tabac, alcool, écrans, médicaments : chaque milieu social a ses propres failles. Les troubles de santé mentale se lisent dans les statistiques, mais aussi dans les récits ordinaires, les arrêts successifs, les silences qui s’installent au sein des familles ou des équipes.
Pourquoi la santé mentale au travail reste-t-elle un défi majeur cette année ?
Le constat est sans appel : en 2025, 44 % des salariés ont ressenti un épuisement professionnel au cours de l’année écoulée. Le burn-out n’est plus une exception, il s’impose comme le symptôme d’un mal collectif. Dans les bureaux, les ateliers, les open spaces, la fatigue morale ne faiblit pas. Les enquêtes nationales le soulignent : jamais la santé mentale au travail n’avait connu une telle dégradation depuis le début de la décennie.
Dans l’univers professionnel, les risques psychosociaux se multiplient : pression sur la performance, manque de marge de manœuvre, conflits de valeurs, absence d’écoute. La prévention peine à suivre, même si de nouveaux acteurs émergent, comme moka care, qui propose des solutions d’accompagnement aussi bien individuelles que collectives en entreprise.
Quelques données illustrent la situation :
- Une hausse de 22 % des arrêts maladie pour troubles psychiques en un an.
- Près d’un salarié sur deux peine à trouver l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
- Les demandes de soutien psychologique explosent, aussi bien dans les grandes entreprises que dans les PME.
La qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) occupe désormais une place de choix dans les débats. Mais sur le terrain, la prévention reste trop souvent cantonnée à des démarches administratives, loin des réalités vécues. Les plans d’action manquent d’élan, se heurtent à la culture d’entreprise ou à la prudence des directions. Les chiffres le disent : la santé mentale au travail demeure l’angle mort des mutations organisationnelles.
Des pistes pour améliorer la prévention et encourager le dialogue autour de la santé mentale
Pour enrayer la dégradation de la santé mentale, il faut repenser la prévention. Les dispositifs classiques ont montré leurs limites. Les retours du terrain convergent : ce qui manque, c’est l’écoute, la capacité à faire remonter les besoins réels. Certaines entreprises testent des initiatives portées par les salariés : cellules d’écoute, formation des managers à la détection des signaux faibles, accès plus simple à des psychologues, coachs, thérapeutes. Les lignes commencent à bouger.
Quelques leviers concrets émergent :
- Actions de prévention : ateliers sur le stress, groupes de parole, temps réservés à l’échange autour de la santé psychique.
- Plan d’action : intégration de la santé mentale dans les politiques RH, adaptation du rythme de travail, création de vrais espaces de pause.
Les ressources numériques prennent le relais : plateformes d’accompagnement, applications de soutien, outils interactifs. Leur efficacité dépend d’un climat de confiance, d’un anonymat respecté, et de la volonté des collectifs de s’en emparer. Syndicats, représentants du personnel, associations d’usagers deviennent des relais de terrain. Penser la prévention des risques professionnels sans donner la parole à celles et ceux qui vivent la difficulté au quotidien ne mène nulle part.
Mettre le dialogue autour de la santé mentale au centre, c’est sortir de la façade. Les chiffres le montrent : c’est l’engagement collectif, la reconnaissance des vécus, la co-construction des réponses qui ouvrent la voie à un accompagnement durable. Le soin, le soutien, la prévention s’inventent désormais à plusieurs voix, dans les entreprises comme dans la société. Et si, demain, la santé mentale devenait enfin l’affaire de tous ?


